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Dr Rodríguez, permettez-moi de commencer en vous disant à quel point
c’est un honneur d’accueillir vos réflexions dans ce numéro spécial de
la Lettre d’information Universitaire consacré à l’évolution
stratégique des établissements d’enseignement supérieur. Pour
commencer, comme il est de coutume dans nos entretiens de la rubrique
Lumières sur le leadership, pourriez-vous vous présenter à nos
lecteurs et retracer votre parcours dans l’enseignement supérieur
jusqu’à présent ?
Merci de m’avoir invité à m’exprimer dans la Lettre d’information
Universitaire. J’ai l’honneur de servir en tant que 20e président de
l’Université d’Albany. UAlbany fait partie du réseau des universités
publiques de l’État de New York (State University of New York – SUNY).
Nous sommes situés dans la capitale de l’État de New York, Albany. Avant
d’être nommé président de l’UAlbany, j’ai exercé les fonctions de
provost fondateur et de vice-président exécutif aux affaires académiques
à l’Université du Texas Rio Grande Valley (UTRGV), ainsi que celles de
président par intérim et de vice-président aux affaires académiques à
l’Université du Texas-Pan American (UTPA). J’ai également occupé divers
postes de direction et d’enseignement à l’Université du Delaware et à
l’Université de Porto Rico à Mayagüez.
J’ai passé mon enfance entre New York et Porto Rico, élevé par une mère
célibataire qui m’a transmis l’importance de l’éducation. Obtenir un
diplôme universitaire n’était pas une évidence pour moi. J’ai d’abord
obtenu un diplôme professionnel en mécanique automobile, puis j’ai
rejoint l’Armée de l’air des États-Unis, où j’ai exercé en tant que
technicien médical d’urgence. Alors que j’étais en poste en Angleterre
avec l’armée de l’air, j’ai obtenu un diplôme de licence et, surtout,
j’ai rencontré un mentor qui m’a encouragé à poursuivre mes études, ce
qui a changé le cours de ma vie. Sans sa confiance en moi, je ne sais
pas si j’aurais suivi cette voie. Tout au long de ma carrière
universitaire, mes travaux de recherche se sont concentrés sur l’impact
socioéconomique des catastrophes sur les communautés vulnérables — aux
niveaux national et mondial — ainsi que sur la pauvreté et les
inégalités de revenus au sein des communautés latinas et latinos aux
États-Unis et à Porto Rico.
Permettez-moi tout d’abord de vous interroger sur la réintégration du
College of Nanoscale Science and Engineering (CNSE) au sein de
l’UAlbany, ainsi que sur son implication dans le National
Semiconductor Technology Center. En quoi ces initiatives
reflètent-elles votre vision globale de l’évolution du rôle des
universités de recherche au XXIe siècle ?
Cette réunification est pour moi une immense source de fierté, et un
accomplissement majeur et transformateur pour l’Université d’Albany —
d’autant plus que, lorsque je suis arrivé à UAlbany, presque tout le
monde me disait qu’il serait politiquement impossible de faire revenir
cette faculté dans notre université. Le College of Nanoscale Science and
Engineering (CNSE) a vu le jour à UAlbany il y a plus de vingt ans,
devenant le tout premier collège aux États-Unis entièrement consacré à
l’étude de la nanotechnologie. Malheureusement, en 2014, il a été séparé de l’Université
d’Albany.
À partir de 2017, nous avons travaillé extrêmement dur pour ramener le
CNSE au sein d’UAlbany. En 2023, nos efforts ont porté leurs fruits :
nous avons réintégré le CNSE sous une nouvelle forme élargie, désormais
nommé College of Nanotechnology, Science and Engineering. Cette faculté
ne se contente pas de prospérer ; elle est un élément essentiel de
l’avenir stratégique d’UAlbany, mais aussi de la politique économique
nationale des États-Unis. Avec l’adoption du CHIPS & Science Act,
qui finance le National Semiconductor Technology Center (NSTC) installé
à Albany Nano-Tech, les autorités fédérales américaines ont défini des
objectifs clairs : garantir que les États-Unis restent leaders dans les
domaines clés de la recherche et du développement en semi-conducteurs et
microélectronique — domaines essentiels pour des applications comme
l’intelligence artificielle ; relocaliser significativement la capacité
de production des puces nécessaires à la sécurité économique et
nationale ; et s’assurer que nous disposons d’une main-d’œuvre
diversifiée et bien formée pour répondre à tous ces enjeux. Le CNSE joue
un rôle clé dans ces trois axes.
Nos chercheurs universitaires sont à la pointe dans des domaines
critiques tels que la lithographie EUV, qui sera justement au cœur des
activités du National Semiconductor Technology Center (NSTC) ici à
Albany. Nos étudiants apprennent auprès des meilleurs spécialistes dans
des programmes conçus pour répondre aux besoins de l’industrie, tout en
acquérant une expérience concrète inégalée dans nos installations
universitaires et en partenariat avec nos acteurs industriels. UAlbany a
largement contribué à l’écosystème florissant d’innovation ouverte qui a
attiré d’importantes usines de fabrication de puces dans le nord de
l’État de New York. À une époque où l’on demande de plus en plus aux
institutions de recherche de démontrer leur utilité et de justifier la
valeur du soutien public, c’est précisément ce type de mission que nous
devons remplir. Les travaux de recherche du CNSE sont directement
alignés sur les intérêts économiques des États-Unis, et nous préparons
la prochaine génération d’ingénieurs et de scientifiques spécialisés
dans les semi-conducteurs à des carrières valorisantes, bien rémunérées
et dans un secteur en forte demande
La reconnaissance d’UAlbany comme première université R1 du Nord-Est
à obtenir le Seal of Excelencia constitue une étape importante.
Quelles stratégies et pratiques institutionnelles spécifiques ont
permis cette réalisation, et comment nourrissent-elles votre approche
à long terme de l’excellence inclusive ?
UAlbany est fière d’être l’une des universités R1 les plus diversifiées
des États-Unis, et l’obtention du Seal of Excelencia a été une
reconnaissance majeure du travail accompli pour promouvoir la diversité
et l’inclusion sur notre campus. Nous sommes fiers d’être un
établissement où la diversité est célébrée, où l’équité guide notre
action, et où l’inclusion est une priorité.
Lorsque nous pensons à l’excellence inclusive à UAlbany, nous mettons
l’accent sur des programmes qui soutiennent tous les étudiants, en les
accompagnant là où ils en sont, et en leur fournissant les outils et les
opportunités nécessaires pour réussir. Par exemple, sachant que plus de
30 % de nos étudiants sont les premiers de leur famille à accéder à
l’enseignement supérieur, nous avons lancé l’an dernier Great Danes 101
— un cours en ligne bilingue destiné aux parents et aux familles, qui
démystifie l’université et les aide à mieux accompagner leurs enfants
dans leur parcours académique.
Dans notre dossier de candidature pour l’obtention du Seal of
Excelencia, nous avons mis en avant de nombreuses initiatives en cours
qui contribuent à la réussite de notre population étudiante latino — et
de l’ensemble de nos étudiants. Cela inclut des programmes passerelles
qui présentent UAlbany à des élèves issus de milieux diversifiés ; des
programmes d’opportunité qui offrent un soutien financier et académique
; ainsi que des accords de double admission avec des community colleges
à travers l’État de New York, afin de faciliter la transition pour les
étudiants souhaitant terminer leur licence à UAlbany.
Grâce à ces initiatives et à d’autres encore, notre approche consiste à
identifier les causes profondes qui freinent la réussite étudiante, à
élaborer des stratégies fondées sur des données pour y remédier, puis à
réviser et affiner ces stratégies en fonction des résultats. Par
conséquent, non seulement UAlbany est l’un des établissements de
recherche les plus diversifiés du pays, mais nous sommes également
reconnus au niveau national parmi les institutions qui favorisent le
plus la mobilité économique de leurs étudiants
UAlbany a récemment lancé une initiative universitaire sur
l’intelligence artificielle. Comment l’établissement s’emploie-t-il à
intégrer l’IA dans l’ensemble des disciplines académiques et des
domaines de recherche, et quelles opportunités ou quels défis ont
émergé au cours de ce processus ?
L’intelligence artificielle (IA) révolutionne rapidement notre monde :
qu’il s’agisse de notre façon de travailler, de communiquer, de mener
des recherches ou d’éduquer nos étudiants. UAlbany est déterminée à être
à la pointe dans l’exploitation du potentiel exceptionnel de cette
technologie, tout en veillant à ce que nos étudiants soient en mesure
d’utiliser cet outil puissant, quel que soit le domaine disciplinaire
qu’ils choisissent.
Ces objectifs sont à l’origine de notre initiative AI Plus, un projet à
l’échelle de l’université visant à intégrer l’enseignement et
l’apprentissage de l’intelligence artificielle dans l’ensemble de nos
programmes académiques et de recherche. Depuis le lancement de cette
initiative en 2022, nous avons entrepris le plus grand recrutement
thématique de notre histoire, avec l’arrivée de 27 nouveaux membres du
corps professoral spécialisés en IA, répartis dans toutes les facultés
et écoles de l’université. Nous avons également créé l’AI Plus
Institute, qui constitue un pôle central pour notre recherche de pointe
en intelligence artificielle. En complément, nous avons installé un
superordinateur avancé en IA, aujourd’hui utilisé par les étudiants et
les chercheurs de différentes disciplines.
Le lancement en 2025 de notre College AI & Society ainsi que du AI
Society Research Center constitue une nouvelle étape dans le
développement de l’initiative AI Plus, en créant une infrastructure
académique conçue pour soutenir l’élaboration de programmes novateurs
centrés sur l’IA, ainsi que des collaborations de recherche axées sur
l’intersection entre l’intelligence artificielle et les enjeux
humains.
Ce que nous avons constaté, c’est que nos étudiants et
enseignants-chercheurs sont enthousiastes à l’idée d’en apprendre
davantage sur l’IA et de l’intégrer dans leurs travaux académiques et de
recherche. Nous avons également observé que les dirigeants d’entreprise
souhaitent vivement que nos diplômés arrivent sur le marché du travail
avec une certaine maîtrise de l’intelligence artificielle.
Tous ces efforts sont soutenus par un appui stratégique et un
leadership fort de l’État de New York et de la gouverneure Kathy Hochul.
Le consortium Empire AI de l’État de New York réunit des universités
publiques et privées — dont UAlbany — avec des leaders du secteur
industriel et du milieu associatif, dans le but de faire de New York un
leader national en matière d’intelligence artificielle.
Avec des initiatives telles que COIL (Collaborative Online
International Learning) et les microcertifications intégrées aux
stratégies d’internationalisation de l’enseignement, UAlbany élargit
ses opportunités d’apprentissage à l’échelle mondiale. En quoi ces
programmes enrichissent-ils l’expérience étudiante, et comment
préparent-ils les diplômés à un monde de plus en plus interconnecté
?
Notre mission à UAlbany est de former des citoyens du monde engagés, et
à ce titre, l’internationalisation est l’une des cinq priorités
stratégiques de l’université. Environ 10 % de notre population
étudiante, soit quelque 1 700 étudiants, est internationale. Ces
étudiants apportent une richesse et une diversité considérables à notre
campus en partageant leur histoire, leur culture, leur langue, leurs
traditions et leur cuisine avec la communauté d’Albany. Et de nombreux
autres étudiants vivent également des expériences internationales durant
leur parcours à UAlbany — que ce soit à travers des séjours d’études à
l’étranger, des bourses, des professeurs invités ou des programmes comme
COIL. Nous savons que, lorsqu’ils quitteront notre campus, nos diplômés
évolueront dans un monde interconnecté et globalisé. Nous avons
l’obligation de les préparer à réussir dans une société mondiale. C’est
pourquoi nos partenariats internationaux ainsi que nos collaborations
académiques et en recherche s’étendent à l’échelle de la planète.
L’engagement des universités envers leurs économies locales est un
enjeu majeur. Comment percevez-vous l’évolution du rôle d’UAlbany en
tant qu’institution à la fois mondiale et ancrée dans sa région,
notamment à travers la transformation de l’ancien lycée d’Albany en
centre dédié à l’ingénierie et à la nanotechnologie ?
Nous sommes une institution d’ancrage dans la ville d’Albany et dans
toute la région de la capitale de l’État de New York, avec un impact
économique annuel de 1,1 milliard de dollars sur les communautés
environnantes. Le succès de notre université et celui de notre ville
sont indissociables, c’est pourquoi je considère essentiel que nous
collaborions avec les acteurs économiques locaux et que notre croissance
et notre évolution se fassent en tenant compte des besoins de la
communauté locale. L’ancien bâtiment du lycée d’Albany en est un
excellent exemple. Ce bâtiment historique était inoccupé depuis
plusieurs années, et sa réhabilitation constituait une priorité tant
pour l’UAlbany que pour la ville. Parallèlement, notre College of
Nanotechnology, Science and Engineering avait besoin d’un nouvel espace
de pointe pour poursuivre sa croissance et attirer les meilleurs
talents.
Le projet a nécessité plusieurs années, notamment pour obtenir les
financements publics nécessaires, mais il a abouti à la création d’une
installation ultramoderne répondant aux besoins actuels et futurs de
l’université, tout en apportant des solutions concrètes à la ville, en
générant de nouvelles opportunités et en soutenant la croissance
continue de l’industrie régionale des semi-conducteurs. Le nouveau
bâtiment du CNSE conserve le caractère et l’architecture historiques de
l’édifice d’origine, tout en intégrant des espaces innovants dédiés à
l’enseignement et à la recherche, un espace de fabrication (maker space)
et des locaux pour le développement de programmes essentiels. La clé du
succès d’un tel projet a résidé dans la consolidation de partenariats
solides avec l’ensemble des parties prenantes : responsables élus,
acteurs de l’industrie, associations de quartier, ainsi que les
enseignants et chercheurs qui travaillent et enseignent désormais dans
ces lieux. À mes yeux, jouer le rôle de lien entre ces différents
groupes et œuvrer à répondre aux besoins de la communauté locale est une
mission fondamentale des universités publiques.
Alors que les établissements d’enseignement supérieur doivent faire
face à des pressions financières et démographiques croissantes,
comment UAlbany se positionne-t-elle pour rester résiliente et durable
? Quelles leçons ont été tirées des évolutions récentes dans le
paysage régional de l’enseignement supérieur ?
L’Université d’Albany existe depuis plus de 180 ans ; nous avons donc
traversé — et surmonté — de nombreux changements sociaux, politiques et
économiques. En ce sens, la résilience fait partie de notre ADN. Cette
longue histoire nous donne une perspective précieuse pour faire face aux
nouveaux défis. L’une des clés pour évoluer dans l’environnement
instable d’aujourd’hui est de développer des partenariats solides avec
l’industrie. Dans cette optique, j’ai récemment mis en place un Conseil
consultatif présidentiel pour le développement économique et les
relations avec l’industrie, réunissant les dirigeants des principaux
secteurs industriels de notre région — y compris la fabrication de
semi-conducteurs, la recherche pharmaceutique, les soins de santé,
l’informatique et l’intelligence artificielle — pour engager un dialogue
direct avec l’université. Ce groupe aide UAlbany à identifier les
besoins régionaux en matière de main-d’œuvre en lien avec nos forces
institutionnelles, les opportunités de collaborations en recherche,
ainsi que les stages et débouchés professionnels pour nos étudiants et
anciens diplômés.
Nous renforçons également nos liens avec des associations et
organisations nationales et internationales de l’enseignement supérieur,
telles que l’Association of Public & Land-Grant Universities (APLU),
Campus Compact, Hispanic Educational Technology Services (HETS),
Excelencia in Education, le Presidents and Chancellors Council on Public
Impact Research de la Pew Charitable Trusts et la Middle States
Commission on Higher Education. Bien que je siège aux conseils
d’administration de ces organisations, elles nous permettent également
de collaborer étroitement avec d’autres universités confrontées aux
mêmes défis.
Enfin, nous nous efforçons de faire entendre un message clair sur la
valeur des universités publiques comme la nôtre auprès des élus, des
décideurs politiques, des leaders du secteur privé et du grand public.
Nous savons qu’UAlbany est une force positive dans le monde. Grâce à
l’enseignement, nous ouvrons à nos étudiants la voie vers un avenir
meilleur. Dans nos laboratoires de recherche, nous développons des
avancées et trouvons des solutions qui contribuent à des vies plus
saines, plus sûres et plus prospères. Grâce à nos travaux académiques,
nous approfondissons notre compréhension du monde qui nous entoure. Dans
tout ce que nous entreprenons à UAlbany, nous sommes guidés par la
volonté de servir l’intérêt public. Il est impératif que nous racontions
cette histoire avec fierté et détermination.
Pour conclure sur une question particulièrement urgente : vous avez
récemment été nommé à la Commission consultative présidentielle sur
l’équité, l’excellence et les opportunités économiques en matière
d’éducation pour les populations hispaniques. Comment ce rôle a-t-il
influencé votre leadership à UAlbany, et de quelles manières les
universités publiques peuvent-elles contribuer plus efficacement à la
politique nationale de l’enseignement supérieur, notamment en ce qui
concerne les questions d’équité et d’inclusion ?
J’ai été profondément honoré d’être nommé à la Commission consultative
du président Biden sur l’équité, l’excellence et les opportunités
économiques en matière d’éducation pour les populations hispaniques, et
je suis très fier du travail que nous avons accompli en tant que
commission. J’ai eu l’honneur de présider le comité sur l’enseignement
supérieur, qui a travaillé à identifier les opportunités pour le
gouvernement fédéral de mettre à profit le pouvoir de transformation de
l’enseignement supérieur pour faire progresser les communautés. Les
recommandations que nous avons formulées répondaient à des défis et
opportunités réels pour les étudiants et étudiantes latino-américains
poursuivant des études postsecondaires, et elles ont même conduit à la
signature d’un décret présidentiel. J’ai eu la chance rare d’être dans
le Bureau ovale de la Maison-Blanche lorsque le président Biden a signé
ce décret — un honneur que je n’oublierai jamais.
Avec le changement d’administration, la Commission a malheureusement
été dissoute, mais les enseignements que j’ai tirés de cette expérience
continuent d’influencer ma manière de diriger à UAlbany et au sein de ma
communauté. L’une des leçons essentielles que j’en ai tirées est la
puissance des partenariats élargis. La Commission a réuni des leaders
issus de l’enseignement supérieur, de l’enseignement primaire et
secondaire (K-12), du secteur privé, du milieu associatif et du
gouvernement. Les expériences et expertises uniques de chaque
commissaire ont enrichi nos recommandations, et notre travail n’en a été
que meilleur. J’ai également beaucoup appris sur le fonctionnement
interne du gouvernement fédéral américain — et sur tout ce qu’il faut
mobiliser pour transformer une idée en politique publique : recueillir
des données probantes, construire une argumentation solide, rallier le
soutien des différents acteurs et obtenir l’adhésion à tous les niveaux
de l’administration fédérale.
Depuis ma participation à cette Commission, je suis encore plus
conscient du pouvoir des partenariats et des opportunités que j’ai, en
tant que dirigeant d’université, d’être un porte-voix en faveur de
politiques publiques qui bénéficieront aux communautés que je
sers.